Ce matin, on se prépare pour une nouvelle journée de vadrouille dans la ville de Mexico ^^
Nous commençons par la rapide visite de l'église Saint-Jean-Baptiste sur la place principale. C'est l'un des symboles de la ville et l'un des meilleurs exemples de l'architecture baroque latino-américaine.
Ensuite, nous parcourons un peu ses rues et ruelles à la recherche d'un endroit sympa pour prendre un petit déj. C'est vrai que l'endroit est particulièrement charmant.
Les gens semblent plus calmes, l'atmosphère est vraiment paisible le matin, et le soleil qui perce à travers les arbres du parc me donne vraiment cette impression de vacances.
Sur la place, une dame vend ses créations, et je craque pour une petite tête de poupée Mexicaine, version squelette, je l'adore !
On trouve enfin un "petit" (non) café ou prendre quelque chose à boire et se poser. On s'installe dans la cour intérieure, dans un petit coin. Les filles prennent leurs boissons, des cafés je pense, et je savoure mon chocolat chaud.
Ensuite, nous nous mettons en quête du mercado de Coyoacán (un grand marché) et le trouvons sans trop de difficulté ^^
Mais il est déjà midi et on se dit qu'on ferait mieux de manger avant notre visite du Musée Frida Kahlo prévue à 14h. Il fallait réserver un créneau en avance, et heureusement, Cécile a tout géré encore une fois ! On visitera le marché juste après.
Malheureusement, rien ne me plaît sur la carte, mais vraiment rien. Alors je prends un cocktail et espère trouver autre chose un peu plus tard sur la route.
Des buissons maison, normal.
On attend notre tour pour visiter le musée ! A l'ombre, il fait un peu frisquet (on est en novembre tout de même) mais au soleil : on cuit littéralement ! Donc, le musée fournit de quoi se protéger un peu, et ça fait du bien !
On a été séparées lors de la visite, car on ne visite pas toutes au même rythme, et il y avait quand même beaucoup de monde je trouve, donc ça permettait de gérer un peu notre parcours en fonction de ça aussi.
Même si je connaissais Frida Kahlo de nom, et peut être aussi quelques peintures d'elle, je ne connaissais pas son histoire. Je suis un peu inculte parfois (souvent). Alors je l'ai découverte avec le musée.
Très jeune, elle subit un accident de bus extrêmement violent qui va la laisser avec des séquelles physiques lourdes pour le reste de sa vie. C’est pendant sa convalescence, immobilisée pendant de longs mois, qu’elle commence à peindre, presque comme une nécessité pour survivre mentalement.
Ce qui rend son travail si particulier, c’est qu’elle ne cherche jamais à embellir ou à cacher ce qu’elle traverse. Elle peint énormément d’autoportraits, mais ce ne sont pas des portraits "classiques" : elle se regarde frontalement, avec une honnêteté presque brutale. Elle représente son corps blessé, sa souffrance, ses fausses couches, ses émotions, sans filtre.
Elle disait d’ailleurs qu’elle ne peignait pas des rêves, mais sa réalité, et ça se ressent dans chaque tableau.
Si autant de gens l’adorent aujourd’hui, c’est en grande partie parce qu’elle donne une impression d’authenticité totale. Elle ne correspond pas aux standards de beauté de son époque, et d'ailleurs elle ne cherche pas à y correspondre. Elle garde ses sourcils épais, elle ne cache pas certains traits considérés comme “masculins”, et elle se met en scène telle qu’elle est. Dans un monde où l’image est souvent contrôlée et filtrée, ça la rend vraiment moderne.

Il y a aussi le fait qu’elle incarne une forme de force très particulière. Elle n’est pas forte parce qu’elle cache sa souffrance, mais justement parce qu’elle l’expose. Elle transforme quelque chose de très intime et douloureux en œuvre d’art, et ça touche les gens de manière directe. C'est aussi ce que j'admire chez elle.
Avec le temps, elle est aussi devenue une icône culturelle et féministe, même si ce mot n’était pas forcément le sien à l’époque. Elle représente une femme libre, complexe, imparfaite, qui refuse de se plier complètement aux attentes sociales.
Elle met aussi en avant ses racines mexicaines et ses vêtements traditionnels !
On retient les fleurs dans les cheveux, les couleurs, le style visuel, alors que son œuvre est souvent beaucoup plus dure, plus dérangeante.
La "vraie" Frida, celle de ses tableaux, est moins décorative et beaucoup plus frontale.
Il y avait un atelier pour réaliser des fleurs de cire, j'aurais adoré y participer mais on a pas bien compris comment ^^' Il fallait là aussi probablement réserver à l'avance.
Même si sa maison est immense et décorée dans son style si particulier, c'est le jardin que j'ai préféré !
Il fait très jungle naturelle, et c'est un superbe écrin de verdure dans la ville.
A plus pour un prochain article ^^






























































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